Vietnam – le meilleur : de Hanoï à Ho Chi Minh en passant par la baie de Tu Long

Résumer notre séjour au Vietnam n’est pas chose facile. Ou plutôt si, car nous sommes allés de bonnes surprises en bonnes surprises. Des avis de voyageurs, quelques remarques glanées de-ci de- là, l’opinion que beaucoup de leurs voisins semblent avoir des vietnamiens pouvaient nous faire craindre quelques déconvenues. Eh bien, il n’en fut rien ! Petite rétrospective attendrie.

Plaisir des yeux

L’expérience est avant tout sensorielle et elle débute avec les yeux. Après plusieurs mois de voyage et quelques « wahou » au compteur, le voyageur sera-t-il réceptif ? La réponse est sans conteste affirmative. Depuis la baie de Ha Long (ou plutôt sa voisine, bien moins fréquentée, de Tu Long) jusqu’à sa version terrestre à Tam Coc, en passant par les villes de Hoi An et de Hué jusqu’aux rivages turquoise de la mer de Chine (enfin, pas partout, mais là, c’est un best of!), le pays offre des explosions de couleurs et de formes, dans l’ampleur des paysages, le détail des constructions ou encore dans la profusion de bonsaïs en tous genres. Même après Angkor ; les pagodes, les anciennes rues, les sites historiques et les nombreux jardins qui les entourent distillent un charme auquel on ne peut rester insensible.

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Certes, les yeux ne sont jamais en repos au Vietnam. Des choses à contempler, des scooters à éviter, un trafic dense et parfois aléatoire dont il faut saisir les mouvements et le rythme, des enseignes à décrypter, des menus souvent à rallonge, mille et un bibelots qui vous font de l’oeil à travers les vitrines, tout ceci agrémenté d’une bande-sons typiquement asiatique (conversations, klaxons, musiques de provenances diverses, circulation, vendeurs en tous genres…), l’immersion est totale. Et même si parfois traverser une rue est une expérience proche d’un extrait de « matrix », le plaisir de déambuler est bien là.

Arts de la table

Hormis la vue, les quatre autres sens ne sont pas reste et tout particulièrement le goût. En effet, si la cuisine vietnamienne a l’énorme avantage d’être peu épicée (et donc accessible à tous les palais), on peut surtout « très bien manger » à peu près partout et à tous les budgets.

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De notre premier Banh Khoai (galette de riz garnie de viande, légumes, fruits, feuilles de menthe et de coriandre, à rouler soi-même) à Quy Nonh jusqu’au Duong’s de Hanoi, restaurant du vainqueur de Top chef Vietnam 2014, en passant par les cafés de Hoi An, la chaîne de pizzérias 4P’S à la burrata inattendue et irréprochable, un improbable restaurant français perdu dans le delta du Mékong à Can Tho, les cantines sans chichi de Tam Coc, le Kebab très amélioré « Aladin » de Mui Ne ou le Royal Saïgon, restaurant de routards près de notre hôtel à Ho-Chi-Minh Ville, les rencontres gastronomiques furent nombreuses, surprenantes, bienvenues et répétées. Et la soupe Pho ne tarda pas à devenir un petit-déjeuner quotidien.

Après 10 mois de voyage, le Vietnam est, avec la Thaïlande, le pays où nous aurons le mieux manger. En outre, la cuisine « fusion » un peu chic y reste bien plus abordable que chez sa voisine thaïe. Une raison de plus de visiter le pays.

Plaisir d’offrir, joie de recevoir

Une autre joie nous attendait au Vietnam. Partis tels les escargots avec notre « maison sur le dos », les voyageurs que nous sommes hésitent souvent à se laisser aller à des accès de fièvre acheteuse touristique. Pour ne pas se surcharger, pour respecter notre budget, pour éviter d’acheter sans autre but que de consommer…les raisons ne manquent pas. Mais fort heureusement, tout au long de notre périple, le chant des bibelots-sirènes a rarement été irrésistible. Notre modération est d’ailleurs souvent aidée par la qualité relative et la variété restreinte de l’offre.

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Alors, face à la richesse des étals vietnamiens, le plaisir de museler notre parcimonie fut double en achetant quantité de jolies (petites) choses hétéroclites et ce d’autant plus que nous pouvions profiter des sacs de nos amis pour rapatrier à peu de frais les dits bibelots (merci les copains). Du set de table décorée d’images du socialisme vietnamien triomphant (si, si, ils le vendent et dans un restaurant nommé « Propaganda café » au surplus) au rubik’s cube à douze faces (pour les hellénistes, il s’agit bien d’un dodécaèdre), en passant par les jolies lanternes de Hoi An, cet accès de fièvre tous azimuts fut intense et délicieux. Sans conteste, il témoigne de l’art savant des commerçants vietnamiens pour attirer les touristes, mais aussi de l’extrême diversité des mille et un trésors qui vous font sentir qu’ils manquent encore à vos tiroirs ou vos étagères, bien que vous ayez déjà négligé des milliers de bateleurs ou rabatteurs dans 9 pays. Mystère insondable : le Vietnam peut vous rendre – temporairement – bibelotophile. Et il peut être agréable de s’y laisser prendre.

Art de vivre

La meilleure surprise durant cette odyssée vietnamienne reste sans conteste les vietnamiens eux-mêmes, leur sourire, leur réelle amabilité et leur véritable envie de communiquer. Et nous avons souvent été étonnés de leur aptitude, à tous âges, à parler anglais ou, au moins, à en manier les mots utiles. Au restaurant, à la gare, en taxi, à l’hôtel, au marché, en balade. Les vietnamiens savent accueillir et cela se remarque. Même dans une partie du monde où les états alentours ont généralement très bonne réputation. On se plaît à évoluer dans le pays. Et ce sentiment se décline dans une myriade de choses, petites ou moins petites, de la vie quotidienne.

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Ici, un café peut vous permettre d’occuper une table ad vitam aeternam, ou peu s’en faut. Le Vietnam est un pays où il fait bon prendre son temps mais où les transports sont globalement ponctuels. Paradoxe qui ne manque pas de sel. Que dire de la joie simple de voir arriver votre train à l’heure, tant à son point de départ qu’à son point d’arrivée – surtout quand c’est un train de nuit pour les quatorze prochaines heures. Un train propre, certes moins rutilant qu’un train thaï de 1ère classe, mais bien plus concret qu’un train cambodgien, laotien ou népalais (faute d’infrastructures ferroviaires sans doute), plus propre et plus intime qu’un train indien, plus confortable qu’un train birman, moins enfumé qu’un train chinois.
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Et on se prend à sourire à l’idée de passer deux heures de bus en position couchée. Eh oui, une spécificité vietnamienne en matière de transports consiste à superposer les couches de passagers, comme pour des lasagnes, généralement dans un bus de taille standard. Si votre épopée ne dure pas 10 heures et que chacun s’est lavé les pieds et les chaussettes, c’est plutôt rigolo et les routes sont en très bon état. L’émotion est à son comble quand tout est fait pour que votre groupe de 11 personnes puisse profiter en une journée et sans frénésie des toutes les richesses que recèlent les environs de Hoi An. Mention spéciale à l’agence Jack Tran Tours qui nous a vraiment fait passer une journée mémorable, notamment en nous faisant tourner à toute volées dans des coquilles de noix au son du « Gang nam style » sur le fleuve Thu Bon.

Plus encore, le Vietnam est un des rares pays que nous avons traversé qui manifeste un réel souci de réduction de ses déchets notamment plastiques. Certes, il reste du travail mais c’est un grand pas.

Où tes tongs te gênent, y a pas de plaisir !

Enfin, le Vietnam est un pays que l’on prend plaisir à parcourir à pieds. Certes, parfois on triche et on arrête un taxi (plutôt vert, de la compagnie Mailinh, si on veut éviter d’avoir à délester son portefeuille du double de la course) ou on arrête un Grab pour réduire la distance. Mais, ici on peut se laisser aller, bien plus qu’en Chine, en Inde, en Thaïlande ou au Cambodge, à être un piéton. Certes vigilant et averti, car toujours cerné d’invraisemblables hordes de deux roues. Mais un piéton tout de même.

Nos tongs sont notre meilleur et plus fréquent moyen de transport. Et qu’il s’agisse de parcourir les rues d’Hanoi ou de Hue, de marcher dans le sable à Hoi An ou Mui Ne, de patauger dans les rues inondées d’Ho-Chi-Minh ville, le Vietnam c’est le pied ! (ok, jeu de mots de facile mais il est 1h20 du mat’).

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