Surprising, colourful, living and stinky India

En quittant Darjeeling, nous entrions (vraiment) en Inde et dans un monde dont nous avions déjà beaucoup entendu parler : la foule, le trafic, les couleurs et les odeurs, les vendeurs de tout et de rien, les palais et les mendiants. En tant qu’adulte « averti » on ne peut pas vraiment parler de « choc », nous avons trouvé dans l’ensemble ce à quoi nous nous attendions et puis la foule, la poussière, nous commençons à être habitués. Il y a certes plus de personnes vivant dans la rue ici qu’ailleurs, plus d’odeurs qui vous prennent à la gorge, plus de vaches aussi :-). 

fullsizeoutput_e6dPour autant nos premiers pas dans une gare indienne nous ont amené à une rencontre que les enfants et nous garderons sans doute longtemps en mémoire. On peut toujours parler de la pauvreté et de la misère, tenter non pas d’expliquer mais à tout le moins de prévenir, et c’est ce que nous avions fait. Il n’y a cependant pas de mots qui puissent permettre à des enfants protégés et choyés comme les nôtres de comprendre que des gamins de leurs âges soient complètement défoncés, shootés à la colle. Comment expliquer que non on ne peut pas donner quelques roupies à ces petits là même s’ils s’agrippent à nous, parce qu’ils vont se battre pour acheter leur colle (c’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé quand la plus petite qui ne devait pas avoir 6 ans a trouvé un billet de 10 roupies). Comment expliquer qu’on ne peut pas sauver tous ces enfants quand nous même doutons de nos raisons. Je n’ai toujours pas la réponse à cela, nous ne l’avions pas plus à la Gare de Siliguri… Après bien des larmes, mélange de compassion et de frayeur, nous avons promis aux enfants de chercher une association qui s’occupe de ces petits pour lui faire un don… petite goutte dans un océan, histoire de se dire qu’on n’est pas complètement impuissant… Les enfants regardent à présent chaque gare avec une certaine méfiance….

IMG_2293Nous étions donc rentrés dans le vif du sujet et ce de manière assez abrupte ; finalement après cela le reste était un peu plus facile… La « Cité de la joie », Calcutta, n’est pas – que – cet enchevêtrement d’enfants des rues, de personnes atteintes de la lèpre et de bidonvilles crasseux (on n’a pas vu non plus la réincarnation de Patrick Swayze) et bien que les rues soient occupées en grande partie par des marchands ambulants qui dorment sur leurs étals, que les poubelles soient à ciel ouvert et que les rickshaw le disputent aux camions et aux tuk-tuk, la ville dispose d’une vie nocturne et culinaire relativement sympathique.

Calcutta pour les Indiens c’est aussi un centre culturel. Bon cette partie là ne nous a pas sauté aux yeux. Quelques jolis monuments de l’époque coloniale émaillent la ville mais le musée, à part une ou deux jolies statues, est à pleurer. D’ailleurs la ville bien que tentaculaire, n’a pas vraiment de centre, l’étalement horizontal dans toute sa splendeur !

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Vicotria’s memorial

De Calcutta nous avons rejoint les Sundarbans, zone entre mer et fleuve dans le golfe du Bengale, histoire de fuir le bruit et la pollution. Naviguer au fil de l’eau durant deux ou trois jours, ne rien faire, attendre que le jour passe, regarder les villages vivre, les oiseaux s’envoler et les baraques chargées d’âmes et de vélo accoster et se dire que l’embarcation semble bien fragile sous le poids de tous ces passagers.

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La fameuse barque presque vide !

Voir nos guides tenter de désembourber notre bateau dont ils viennent de casser le moteur, changer de tête lorsqu’on nous explique que nous allons prendre la dite barque… demander aux enfants de délacer leurs chaussures avant de monter au cas où il faille nager, se retrouver coincés entre des vélos, une moto et vraiment trop de gens… bref même la vie au bord du fleuve en Inde a son lot de foule et de surprise.

Après ce détour au bord de l’eau nous profitons de l’épidémie de Dengue à Calcutta pour nous vautrer au bord de la piscine et n’en plus bouger pendant 2 jours. Puis c’est Varanasi et à nouveau le train de nuit, départ prévu à 19h35 reprogrammé au dernier moment à … 01h05. La joie d’attendre au KFC et de dormir quelques heures dans un hôtel miteux de la gare en attendant ce satané train. En plus on n’est pas dans le même « compartiment » (enfin compartiment si on veut, il n’y a qu’un rideau qui sépare la cabine de 4 du reste du train) parce que c’est trop compliqué apparemment de mettre 4 personnes dans un compartiment de 4 alors que nous avons pris nos billets il y a plus d’un mois et qu’il y a encore des places libres… Bref on négocie, ça se passe plutôt bien (les Indiens sont dans leur ensemble très sympas et conciliants, très curieux aussi mais depuis la Chine on est habitués), on partage les couchettes, on s’installe comme on peu.

fullsizeoutput_e3bNous arrivons à Varanasi alors qu’il fait nuit, et échouons dans un hôtel mi-routard mi-crasseux et après un moment de dépit, nous nous décidons à rencontrer la ville. Varanasi se visite la nuit, lorsque les ghatt (les quais) au bord du Gange sont emplis de monde. Il y a ceux qui prient et chantent auprès de centaines bougies éclairées, ceux qui assistent aux spectacles religieux de rue avec la ferveur due à la sainteté de la place, ceux qui vont se purifier dans l’eau du Gange ou simplement prendre leur bain du soir. Il y a bien sur les crémations qui se font à la chaine le soir devant une foule de badauds venus assister sur les quais ou sur les bateaux au « spectacle ». La plupart d’entre eux sont des touristes indiens pas forcément respectueux d’ailleurs mais je parlerais des touristes indiens un peu plus loin.

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Le portable, bien utile pour se filmer pendant les chants religieux

Il y a aussi nos amis babos, jeunes (ou moins jeunes) occidentaux en quête de spiritualité et d’herbe à fumer (zeugme). Ici (comme dans de très nombreux endroits en Inde d’ailleurs) il n’y a pas d’alcool mais les drogues douces se trouvent à chaque coin de rue et sont d’ailleurs légales dans les villes saintes comme Varanasi.

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Message à caractère informatif

Avant de rejoindre Delhi, nous faisons escale au Bandhavghar National Park, pour une rencontre très féline…. Ce parc boudé du Lonely Planet est un des parc nationaux qui abrite le plus de tigres aussi avions-nous réservé depuis longtemps nos places et nous n’avons pas été déçus ! Tigre, léopard et « tiger food » étaient là, dans cette jungle ocre et verte décrite par Rudyard Kipling et nous, nous étions 4 enfants tout émerveillés !

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Miss tigresse qui traverse la route sous nos yeux

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Mister Leopard que même le bruit des portières qu’on claque n’effraie pas

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Il y a quelque chose d’irréel dans cette photo que nous adorons. On espère très fort que ce magnifique daim ne se trouvera pas sur la route des deux félins du dessus !!!

Je termine ce très long article (qui rattrape notre absence des ondes depuis plus de deux semaines, merci les parasites indiens qui vous clouent au lit) par un petit laïus sur les touristes indiens. Je sais bien que les touristes dans le monde entier sont – en groupe – souvent plus désagréable que les gens dans leur propre pays, mais il y a quelque chose de frappant chez les touristes indiens, peut-être plus encore que chez les touristes chinois, c’est leur mépris absolu pour leurs concitoyens et les autres, pour les serveurs, pour les guides, pour ceux qui veulent dormir entre 23h et 5h du matin etc. Les touristes indiens pour ceux qu’on a pu voir à Calcutta, à Varanasi ou au Bandhavghar Park parlent hindi et anglais entre eux, mais ne s’adressent qu’en anglais aux personnels des hôtels et de façon généralement impolie voire agressive. Nous avons assisté à au moins deux « engueulade » durant chacune plus de 10 minutes sans que la personne en face ne réponde quoi que ce soit. Bref c’est en les voyant eux que l’on comprend pourquoi les Népalais nous disait de nous méfier des Indiens… Heureusement il n’y a pas que des touristes indiens en Inde.

 

Un commentaire sur “Surprising, colourful, living and stinky India

  1. Ping : Inde : the best of – No School Today

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