En suivant la route de la réunification

Après avoir laissé nos amis repartir vers Paris, nous sanglons à nouveau nos sacs, direction le sud, cette fois pas d’avion c’est en train que nous poursuivons notre chemin. Premier arrêt à Tam Coc, dans la province de Nin Binh à un peu plus d’une centaine de kilomètre de Hanoi. Nous gagnerons ensuite Hué dont nous ne parlerons pas ici puisque l’article est déjà en ligne, puis Mui Ne et Can tho. Rivière enchanteresse, dunes mystérieuses et ennui profond sont au menu de cet article.

Tam Coc, la Baie d’Ha Long terrestre

Si l’on en croit les guides touristiques, ce gros bourg est le cœur de ce que l’on considère comme l’équivalent terrestre de la célèbre (et très bondée) baie d’Ha Long. Cette réputation s’explique rapidement quand, dans une paysage plutôt plat, surgissent ces montagnes «  en dos de dragons », croisées dans le sud de la Chine, au nord du Laos et jusque dans la région indienne du West Bengal. Des montagnes, couvertes de végétation, et s’élevant soudain à plusieurs centaines de mètres, découpant l’horizon de leur masse sombre et déchiquetée.

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Ce sont les mêmes scènes qu’affectionne depuis des siècles l’imagerie traditionnelle chinoise. C’est au milieu de ces paysages irréels et encore inondés du vert tendre des rizières que nous voulons voguer. Et bien que la météo soit alors capricieuse, nous avons le bonheur de choisir une délicieuse fin d’après-midi pour remonter la Tam Coc river. La promenade est saisissante. Nous glissons sur l’eau calme, environnés d’une incroyable quantité de nuances de vert, passant tantôt entre tantôt sous les montagnes. Et sans la tombée du jour nous aurions aimé prolonger ce moment de poésie. S’il est une raison de venir jusqu’ici, c’est assurément celle-là.

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Nichée entre lac, rivières, champ et montagnes, Tam Coc semble pourtant bien modeste et vite circonscrite lorsque l’on vient d’Hanoi. Mais nous ne tardons pas à repérer les quelques endroits qui égayeront notre séjour, la bonhommie et l’amabilité des vietnamiens ne se démentant pas – malgré ce que nous avions pu lire. Ce sera aussi l’occasion pour toute l’équipe de renouer avec le vélo et nous n’aurons pas trop de plusieurs séances d’entraînement avant de pouvoir nous faufiler, avec succès et une confiance relative, dans le trafic local. Vu d’une bicyclette, le paysage donne ça (juste avant la pluie)!

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Une fois de plus, c’est un train de nuit qui nous permet de poursuivre notre route, depuis la gare de Nin Binh jusqu’à Hué où nous avons une visite à faire et une promesse à tenir. Après Hué et avant de gagner Ho-Chi-Minh ville – qu’on peut encore appeler Saigon sans passer pour un(e) ringard(e) ou un(e) réactionnaire, notre itinéraire passe par Mui Ne et ses célèbres dunes.

(Pas seuls) sur le sable, les yeux dans l’eau…

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Comme souvent au Vietnam, le nom des lieux est fluctuant, multiple voire mystérieux. Pour gagner Mui Né, nous descendons donc en gare de Phan Thiet, à quelques 35 kilomètres de notre destination, le « village » de Thien Hoà qui jouxte le gros bourg de Mui Né proprement dit. Voilà. Au premier abord, le charme du lieu n’est pas évident. Au contraire, le village-rue totalement touristique de Thien Hoà n’est qu’une succession d’enseignes dont la monotonie est parfois rompue par quelques mots en cyrillique. Bars, restaurants, cafés, guesthouses, hôtels, clubs, « agences » de tourisme s’alignent de part et d’autre de la route. Mais aussi vrai que « la gangue entoure le diamant » ((c) Alex), ce lieu aux allures de ville-fantôme en cette saison recèle un joyau inattendu : le Sinbad, une sandwicherie kebab !

Eh oui. A priori, cette annonce n’a rien d’euphorisant mais dans les faits nous y trouvons une profusion de légumes, de salade, de feta dont la fraîcheur, l’originalité et le caractère inespéré nous ravissent. Il est des moments dans le voyage où des tomates, des concombres et des olives peuvent représenter un luxe inouï. Même le kebab est franchement bon. Le bonheur tient finalement à peu de choses.

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Mais si nous sommes venus jusqu’ici, ce n’est pas pour « se faire un grec » (puisque nous ignorions tou ce l’existence de ce petit joyau) mais bien pour découvrir les dunes de sables qui font la réputation mondiale de Mui Né (si si). Nous jetons notre dévolu sur les dunes de sable rouge, les plus intéressantes et les plus proches de nous. Elles sont par ailleurs garanties sans buggy ajouté pour notre plus grand bonheur.  Une fois arrivés sur place, il nous reste à nous procurer des « luges ». Car c’est bien là le principal intérêt de ces dunes, immenses et étendues : les dévaler le plus vite possible sur une sorte de grosse feuille de carton plastifié. Et, contre toute attente, ça marche !

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Entre deux glissades, nous nous promenons dans les dunes et cherchons la meilleure pente. La situation est un peu curieuse car du haut de notre dune nous apercevons la mer… et des flots de touristes chinois sur la dune d’a coté.  Nous n’avons jamais vu autant de monde depuis 24 heures que nous sommes arrivés! Le soleil se couche, il est temps de rentrer.

Can Tho, ou la ville de l’ennui.

fullsizeoutput_2c88Après une courte escale à Ho Chi Minh City (nous y reviendrons après Can Tho), c’est en bus, une fois n’est pas coutume, que nous rejoindrons notre nouvelle destination. Les bus vietnamiens sont particuliers. Ne disposant que de 4 roues au lieu de 6 l’arrière est extrêmement inconfortable et leur vision du bus à impériale et quelque peu…  personnelle. Les sièges sont littéralement les uns sur les autres; sans souffrir de claustrophobie nous sommes ravis d’avoir choisi les sièges du dessus ! Les enfants eux sont aux anges, ils attendent déjà le bus du retour avec impatience….

 

Can Tho… le choix de cette destination s’est fait un peu par dépit il faut bien le dire. Nous avions le projet de passer quelques jours en woofing, au vert, malheureusement au Vietnam cela semble très compliqué à faire en famille. Nous avons donc le choix entre Dalat dans les montagnes ou Can Tho dans le delta du Mekong. Nous choisissons la deuxième option plutôt optimiste sur la possibilité de balades en vélo et en bateau.

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Nos débuts sont chaotiques, l’hôtel que nous avions choisi ne propose que des chambres séparées contrairement à ce que nous avions lu sur leur site Internet et notre deuxième choix est fermé pour travaux. Nous débarquons donc assez fatigués dans un troisième hôtel qui propose de jolies chambres familiales (deux matelas posés sur des palettes). C’est neuf, cela semble propre, nous prenons. L’excursion en bateau qui comprend la visite du marché flottant et une balade sur le delta du Mekong est très sympa.

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Nous ne pousserons pas plus loin cependant le chapitre balade faute d’espaces verts à proximité.

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Il fait très chaud et moite, tout devient vite fatigant ici. De plus la ville n’a pas grand intérêt, grosse bourgade sans charme nous nous y ennuyons fermement. Nous profitons donc de ces quelques jours d’ennui pour jouer aux Legos, lire, faire les carnets de voyage, écrire des articles sur le blog (impossible d’avoir une connexion Internet correcte cependant d’où le fait que nous postons tous les articles depuis Ho Chi Minh City), finalement cela a du bon l’ennui. C’est cependant sans tristesse que nous quittons la ville désertée de tous touristes, accompagnés par la mousson qui commence…..

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